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« Soyons clairs » : écologie et cadre de vie à Tournefeuille

  • 12 mars
  • 3 min de lecture

À quelques jours du premier tour des élections municipales, le maire sortant a diffusé un tract intitulé « Soyons clairs », dans lequel il tente de décrédibiliser nos propositions en matière d’écologie en les qualifiant tour à tour de « démagogiques » ou « irréalistes ».


Pourtant, lorsqu’on regarde les faits, on constate souvent un décalage entre les discours affichés et les actions réellement menées.


L’écologie mérite mieux que des slogans. Elle doit être concrète, efficace et cohérente avec les choix d’aménagement de la ville.


Lutte contre les moustiques : une politique trop passive


La mairie affirme que tout est fait pour lutter contre la prolifération des moustiques : traitements réguliers, interventions sur les bâtiments publics et rappel des bons gestes aux habitants.

Mais la réalité vécue par de nombreux Tournefeuillais est différente. La question mérite d’être posée simplement : combien d’habitants ont réellement été accompagnés ou sensibilisés sur le terrain ?

Des agents municipaux sont-ils venus expliquer :

  • comment supprimer les eaux stagnantes ?

  • comment limiter les lieux de reproduction ?

  • quels gestes adopter au quotidien ?

Il est devenu le compagnon de vos journées d'été... au point de vous faire rentrer chez vous : le moustique tigre.
Il est devenu le compagnon de vos journées d'été... au point de vous faire rentrer chez vous : le moustique tigre.

Pour beaucoup d’habitants, la réponse est non.

La communication de la ville s’est essentiellement limitée à quelques messages sur les réseaux sociaux invitant chacun à « supprimer les eaux stagnantes ».

Or la lutte contre les moustiques est un enjeu collectif qui nécessite une véritable mobilisation et un accompagnement des habitants.

D’autant plus qu’une entreprise innovante implantée à Tournefeuille a développé un piège à moustiques utilisé par d’autres collectivités de la métropole toulousaine : certaines villes de la métropole ont choisi d’expérimenter ce dispositif sur leur domaine public.

À Tournefeuille, aucune initiative de ce type n’a été engagée.

Une fois encore, notre commune semble à la traîne sur un sujet qui concerne pourtant directement la qualité de vie des habitants.

30 000 arbres : un projet jugé « démagogique »


Autre critique formulée dans le tract municipal : notre proposition de planter 30 000 arbres serait « démagogique ».

Selon la mairie, le bon rythme serait plutôt de 300 à 500 arbres par an.

L’argument pourrait sembler crédible… si la politique d’aménagement menée par la municipalité n’était pas en contradiction avec ce discours.
ZAC de Ferro-Lèbres : 13 ha. Là-bas, le maire ne prévoit pas de faire pousser des arbres, mais 750 logements.
ZAC de Ferro-Lèbres : 13 ha. Là-bas, le maire ne prévoit pas de faire pousser des arbres, mais 750 logements.

Prenons un exemple concret.

Le projet de ZAC de Ferro-Lèbres prévoit la construction d’environ 750 logements sur une prairie de 13 hectares. En dehors de quelques maigres arbrisseaux, rien n'est pensé pour que cette future ZAC d'une densité 6 fois supérieure à son environnement immédiat, ne devienne demain un îlot de chaleur. Dans le même temps, la municipalité explique qu’elle agit pour le rafraîchissement urbain et la préservation de la biodiversité.

La contradiction est évidente.

Le maire cite également l’Atlas de la biodiversité pour justifier ses choix. Mais il oublie de préciser un point essentiel : le périmètre de la ZAC de Ferro-Lèbres avait justement été exclu de cet atlas, afin d’éviter d’y identifier les espèces protégées présentes sur site et qui auraient pu compromettre le projet.

C’est ce que j'appelle une écologie de façade.


Le Grand Parc du Touch : un potentiel considérable


Dans son tract, le maire évoque également le projet métropolitain du Grand Parc du Touch, qui prévoit la création de 55 hectares d’espaces naturels supplémentaires.


C’est un projet ambitieux que nous soutenons.

Mais regardons les chiffres.

Planter 30 000 arbres sur 55 hectares représente environ 500 arbres par hectare. C’est précisément la densité que l’on trouve dans une forêt. Autrement dit, même si les futures plantations étaient concentrées dans le seul projet du Grand Parc du Touch, notre objectif resterait parfaitement réaliste.

Qualifier cette proposition de « démagogique » relève donc davantage du procès d’intention que de l’analyse.


Une écologie cohérente et ambitieuse


L’écologie ne peut pas être utilisée comme un argument de communication.

Elle doit s’inscrire dans une vision globale du développement de la ville.


Cela signifie :

  • protéger les espaces naturels existants

  • renforcer la végétalisation de la ville

  • lutter concrètement contre les nuisances du quotidien

  • anticiper les effets du changement climatique.


Notre objectif est simple : faire de Tournefeuille une ville plus verte, plus respirable et plus agréable à vivre, tout en préservant l’équilibre entre nature, habitat et activités humaines.

Parce que l’écologie ne doit pas être une posture.

Elle doit être une politique publique cohérente et efficace.

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Un Autre Avenir

(pour Tournefeuille) @laurentsoulie2026

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